Les Cosaques

couverture

Auteur : Tolstoï Léon

Asin B075Y4XRPZ

Présentation : « Olénine n’avait jamais achevé de cours à aucun collège, il n’avait servi nulle part, il était inscrit au bureau d’un ministère quelconque et comptait au service ; il avait dépensé une grande partie de sa fortune, et à vingt-quatre ans il ne s’était encore décidé pour aucune carrière et ne s’était occupé de rien ; il était ce qu’on appelait alors à Moscou « un jeune homme de la société ». À dix-huit ans, Olénine était déjà aussi libre de ses actions que l’étaient en Russie, il y a vingt ans, les jeunes gens de famille riches, restés orphelins en bas âge. Il n’avait ni frein ni entrave morale, et pouvait penser et agir comme bon lui semblait. N’ayant ni famille, ni patrie, ni foi, il ne croyait à rien et ne se soumettait à aucune autorité. Il n’était pourtant ni philosophe, ni ennuyeux, ni ennuyé, et cédait facilement à toute espèce d’entraînement. Il avait décidé que l’amour n’est qu’un vain mot, et pourtant il tressaillait à la vue d’une jeune et belle femme. »
« Quand on part pour un lointain voyage, on garde, les premières heures, le souvenir vivant des lieux qu’on a quittés ; puis on se réveille avec de nouvelles impressions, on ne songe plus qu’au but du voyage et l’on commence à bâtir de nouveaux châteaux en Espagne. C’est ce qui arriva à Olénine : après avoir quitté la ville, il jeta les yeux sur les plaines de neige, se réjouit d’être seul au milieu des champs, s’enveloppa dans sa pelisse et se mit à sommeiller. Les adieux à ses amis l’avaient énervé ; il songea aux dernières heures passées à Moscou, et les images du passé se dressèrent en foule devant lui, ramenant mille souvenirs confus auxquels il aurait voulu échapper. »
Extraits.