Le socialisme

couverture

Auteur : Emile Durkheim

Asin B07285MJ55

Présentation : « Ce livre est le début d’une oeuvre qui n’a jamais été terminée. C’est la première partie d’une Histoire du socialisme, rédigée sous la forme de leçons. Le cours a été professé à Bordeaux, à la Faculté des Lettres, de novembre 1895 à mai 1896. »

« Durkheim connaissait assez bien le socialisme dans les sources elles-mêmes : par Saint- Simon, par Schaeffle, par Karl Marx, qu’un ami finlandais, Neiglick, lui avait appris à étudier pendant son séjour à Leipzig. Toute sa vie, il n’a répugné à adhérer au socialisme proprement dit qu’à cause de certains traits de cette action : son caractère violent ; son caractère de classe, plus ou moins purement ouvriériste, et aussi son caractère politique et même politicien. Durkheim était profondément opposé à toute guerre de classes ou de nations ; il ne voulait de changement qu’au profit de la société tout entière et non d’une de ses fractions, même si celle- ci était le nombre et avait la force ; il considérait les révolutions politiques et les évolutions parlementaires comme superficielles, coûteuses et plus théâtrales que sérieuses. Il résista donc toujours à l’idée de se soumettre à un parti de discipline politique, surtout international. Même la crise sociale et morale de l’affaire Dreyfus, où il prit une grande part, ne changea pas son opinion. Même pendant la guerre, il fut de ceux qui ne mirent aucun espoir dans ce qu’on appelle la classe ouvrière organisée internationalement. Il resta donc toujours dans un juste milieu ; il « sympathisa », comme on dit maintenant, avec les socialistes, avec Jaurès, avec le socialisme. Il ne s’y donna jamais. »

Marcel Mauss