Archives de catégorie : Philosophie

Platon

 Auteur: Léon Robin
Ce livre repose sur un double postulat : l’un est que Platon est principalement un philosophe ; l’autre est que, à ce titre, il a ou essaie d’avoir une doctrine. Que Platon, philosophe, soit en outre un très grand artiste, rien n’est plus certain ; mais pourquoi l’art serait-il plus incompatible avec la philosophie que ne l’est cette dernière avec la science ?
Il me semble d’autre part inconcevable qu’un philosophe puisse avoir réfléchi sur le savoir et sur ce qui en est l’objet et la méthode, sur la conduite et sur ce qui en est la règle, sans avoir fait effort pour systématiser les résultats de sa réflexion, après les avoir précisés et clarifiés.
Ce qu’il y a de particulier chez Platon, c’est que cet effort s’accomplit devant nos yeux, sous forme de recherche et sous forme de critique, et que presque jamais les résultats positifs n’en sont dogmatiquement exposés.
Toutefois, derrière ce spectacle, qui nous est offert par les dialogues, de la recherche et de la critique, il y a eu l’enseignement ; et pour Platon, il nous l’a dit solennellement dans Phèdre, c’était le principal. Or, si cet enseignement, dans sa substance, nous est, plus que le reste, enveloppé de brume, il n’est pas douteux du moins que ce devait être quelque chose de fortement défini et peut-être même d’un peu raide. Autrement, on s’explique mal que des disciples immédiats aient pu s’attacher à cet enseignement et le continuer, soit d’ailleurs pour en exagérer tel ou tel aspect (Speusippe et Xénocrate), soit pour l’accommoder en le corrigeant (Aristote), bref, que de toute façon, entre leurs mains, il ait pris sans délai la figure d’une « scolastique ». De ce double postulat découle le plan de ce livre : un exposé de l’œuvre, comportant d’une part une distribution systématique des idées (dont on ne méconnaît pas l’enchevêtrement réel), et, d’autre part, une histoire de ces mêmes idées, c’est-à-dire que, dans chacun des domaines sur lesquels, une fois dissociés, on les aura groupées, on cherchera à dessiner la courbe probable de leur évolution.
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La naissance de la tragédie

 Auteur: Friedrich Nietzsche
Les idées exposées par Nietzsche dans l’Origine de la Tragédie commencent à le préoccuper dès le début de son séjour à Bâle en 1869. Elles trouvèrent d’abord une expression provisoire dans deux conférences, le Drame musical grec et Socrate et la Tragédie qui furent faites en janvier et en février 1870 au Museum de Bâle. La seconde de ces conférences, imprimée d’abord à quelques exemplaires « pour les amis », a passé à peu près intégralement dans l’Origine de la Tragédie, où elle forme les chapitres 8 à 15. Dans le courant de 1870, Nietzsche ébauche une série de plans d’ensemble pour son ouvrage qu’il achève dans sa forme actuelle de février à avril 1871 à Lugano et à Bâle ; les derniers chapitres (20 à 25) furent encore rajoutés en novembre et décembre. Le livre parut à la fin de décembre 1871, avec le millésime de 1872, chez l’éditeur E. W. Fritzsch à Leipzig, sous le titre de « l’Origine de la Tragédie dans l’esprit de la musique ». Une nouvelle édition en fut publiée en 1886 avec une préface écrite à Sils-Maria en août, et sous ce titre modifié : « L’Origine de la Tragédie, ou Hellénisme et Pessimisme ».
Henri Albert.
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Esprit et liberté

 Auteur: Nicolas Berdiaev
Ma philosophie appartient au type de la philosophie de l’existence (Existenzphilosophie). Ma conception philosophique du monde se distingue essentiellement de celle de Heidegger et de Jaspers et fut élaborée en dehors de tous les courants dont l’origine remonte à Kierkegaard. Mais j’ai toujours cru que la philosophie ne pouvait être qu’une philosophie de l’existence humaine, qui elle, n’appartient pas au monde des objets. Il y avait dans la pensée russe une tendance à élaborer une philosophie de l’existentiel ; elle était orientée vers l’être concret, vers l’existant. Toutefois comme il s’agit ici d’une philosophie de la religion et non pas d’une théorie de la connaissance ni d’une métaphysique, je préfère y employer le terme « vie », qui appartient à l’Evangile et qui est lié à la spiritualité, que le terme « existence ». On donne parfois au mot « vie » un sens biologique, et nous le trouvons même chez Bergson et Nietzsche, mais la philosophie de la vie a, pour moi, une source et une nourriture religieuse. Aussi se distingue-t-elle radicalement de celle que professent les penseurs contemporains, tout en ayant avec elle une ressemblance formelle. Je considère que le problème central est le problème religieux de l’homme, celui de l’anthropologie religieuse qui n’est pas posé, par exemple, chez Heidegger.
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Humain, trop humain

 Auteur: Friedrich Nietzsche (
Cette édition comprend les deux parties de Humain, trop humain. Chaque aphorisme est accessible depuis la table des matières.

Tome I
: Humain, trop humain fait suite, presque sans intervalle, aux Considérations inopportunes : à la fin de juin 1876 Nietzsche avait écrit les derniers chapitres de Richard Wagner à Bayreuth (quatrième partie des Considérations inopportunes) et vers la fin du mois de juillet il travaillait déjà à Humain.

Tome II
: Les deux recueils d’aphorismes qui forment la deuxième partie d’Humain, trop humain, ont été composés d’après des notes dont quelques-unes remontent à 1876. Après la publication de la première partie (voir les notes au premier volume d’Humain, trop humain), Nietzsche fit un nouveau triage dans ses papiers de Sorente et reprit de nombreuses sentences qu’il n’avait pas encore utilisées.
Les Opinions et Sentences mêlées se cristallisèrent autour de ce noyau primitif. D’après un brouillon écrit de la main du philosophe, dans les derniers mois de l’année 1878, à Bâle, Mme Marie Baumgartner rédigea avec soin un premier manuscrit qui fut ensuite retravaillé par Nietzsche. Imprimé à Chemnitz au commencement de l’année 1879, cet opuscule parut chez E. Schmeitzner à la fin du mois de mars sous le titre de : « Humain, trop humain. Un livre dédié aux esprits libres. Appendice : Opinions et Sentences mêlées.
La rédaction du deuxième recueil, Le Voyageur et son ombre, se fit au printemps et en été de 1879, surtout pendant un long séjour à Saint-Moritz, d’où le titre primitif « Suites de Saint-Moritz ». Au commencement de septembre, une rédaction plusieurs fois refondue fut envoyée de là à Venise, à M. P. Gast, qui rédigea le manuscrit pour l’impression.
Après une nouvelle révision de la part de Nietzsche, l’opuscule fut imprimé en octobre et en novembre de la même année et parut sous le titre de : « Le Voyageur et son ombre. Chemnitz, 1880. Ernest Schmeitzner, éditeur. » Au verso de la page de titre se trouvait cette phrase : « Deuxième et dernier appendice à un recueil de pensées précédemment publié : Humain, trop humain. Un livre dédié aux esprits libres. »
Les deux opuscules furent réunis sous une forme définitive en 1886 et prirent le titre de « Humain, trop humain. Deuxième partie », lorsque E. W. Fritzsch, à Leipzig, devint l’éditeur des œuvres de Nietzsche.

(Extraits des Notes de Henri Albert.)
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Par delà le bien et le mal

 Auteur: Friedrich Nietzsche
Nietzsche écrivit par Par delà le Bien et le Mal pendant l’été de 1885 à Sils-Maria et pendant l’hiver suivant à Nice : à la fin de 1886, l’ouvrage était terminé. L’épilogue Sur les hautes Montagnes a été composé, à l’exception des deux strophes finales, ajoutées seulement en 1885ou 1886, en automne de l’année 1884. Ce poème devait primitivement prendre place, probablement sous le titre de Le Désir du Solitaire, dans un recueil de vers que l’auteur projetait alors.
La première édition de Par delà le Bien et le Mal fut imprimée de mai à juillet 1886 chez C. G. Naumann à Leipzig et mise en vente au mois d’août. Le même éditeur publia une deuxième édition en mai 1891, une troisième en juillet 1893, une quatrième en mai 1894.
La présente traduction a été faite sur le septième volume des Œuvres complètes de Fr. Nietzsche, publié en novembre 1894 chez C. G. Naumann à Leipzig, par les soins du « Nietzsche-Archiv »
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La Philosophie de Nietzsche

 Auteur: Henri Lichtenberger
La philosophie de Nietzsche est, d’abord, strictement individualiste. « Que te dit ta conscience ? demande-t-il : tu dois devenir qui tu es. » L’homme doit donc avant tout se connaître lui-même, connaître à fond son corps, ses instincts, ses facultés ; puis il doit modeler sa règle de vie d’après sa personnalité, mesurer ses ambitions à ses aptitudes héréditaires ou acquises, tirer le meilleur parti possible de ses dons naturels ainsi que des événements extérieurs que lui apporte le hasard, corriger enfin, du mieux qu’il pourra, la nature par l’art afin de donner du style à son caractère et à sa vie. Chacun se tire de cette tâche comme il peut : il n’y a pas de règles générales et universelles pour devenir soi-même. L’inégalité naturelle des individus est une des croyances profondes de Nietzsche : chacun doit se créer lui-même sa vérité et sa morale ; ce qui est bon ou mauvais, utile ou nuisible pour l’un ne l’est pas nécessairement pour l’autre. Tout ce que peut faire le penseur, c’est donc, en définitive, de conter l’histoire de son âme, de dire par quelle voie il s’est découvert lui-même, dans quelles croyances il a trouvé la paix intérieure, d’exhorter par son exemple ses contemporains à faire comme lui, à se chercher eux-mêmes et à se trouver ; — mais il n’a pas, à proprement parler, de doctrine ; il ne veut pas être le pasteur d’un troupeau docile ….
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Compensation

 Auteur: Ralph Waldo Emerson
« Je trouve le même ton misérable dans les livres populaires sur la religion, écrits de nos jours, et les mêmes doctrines acceptées par les hommes littéraires lorsqu’ils traitent de sujets analogues. Je pense que notre théologie populaire a gagné en décorum, mais non pas en principe, sur les superstitions qu’elle a renversées. Mais les hommes sont meilleurs que cette théologie. Leur vie journalière lui donne un démenti. Chaque âme ingénieuse et pleine d’aspirations laisse cette doctrine derrière elle ensevelie dans les limbes de son expérience passée ; et tous les hommes sentent quelquefois la fausseté qu’ils ne pourraient démontrer, car les hommes sont meilleurs qu’ils ne le pensent. »
Emerson.
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Essais de philosophie américaine

 Auteur: Ralph Waldo Emerson
Un tel bonheur nous a été donné la première fois que le petit livre d’Emerson est tombé sous nos yeux. Bien des événements se sont passés et bien des années déjà se sont écoulées depuis cette minute pleine de ravissements, et pourtant notre admiration pour ces pages a résisté aux inévitables modifications que le temps a fait subir à notre pensée ; les événements n’ont fait que confirmer notre opinion sur les tendances de ces doctrines, et n’ont fait pour ainsi dire qu’approuver nos sympathies ; en un mot, le cours du temps nous a convaincu que le plaisir que nous avions pris en lisant ces Essais n’était pas la puérile joie de nous sentir amusé, mais provenait du sentiment que nous avions reçu les confidences d’un esprit épris de la vérité ; c’est pourquoi nous offrons avec confiance au lecteur cette traduction. Notre admiration n’est-elle qu’une illusion ? Le public français prononcera et jugera.Acheter sur Amazon

Propos sur le bonheur

 Auteur: Alain
Ce recueil me plaît. La doctrine me paraît sans reproche, quoique le problème soit divisé en petits morceaux. Dans le fait le bonheur est divisé en petits morceaux. Chaque mouvement d’humeur naît d’un événement physiologique passager ; mais nous l’étendons, nous lui donnons un sens oraculaire ; une telle suite d’humeurs fait le malheur, je dis en ceux qui n’ont pas de graves raisons d’être malheureux, car c’est ceux-là qui sont malheureux par leur faute. Les vrais malheurs, je n’en ai rien écrit ; et pourtant je crois qu’on y ajoute encore par l’humeur. Vous vous souvenez d’un mot de Gaston Malherbe du temps qu’il était sous-préfet de Morlaix : « Les fous sont des méchants » me dit-il, Que de fois j’ai eu occasion de répéter ce mot-là Et je crois que le commencement de la folie est une manière irritée de prendre tout, même les choses indifférentes ; c’est une humeur de théâtre, bien composée, bien jouée, mais qui dépasse toujours le projet par une fureur d’exprimer. Cela est méchanceté par un besoin de communiquer le malheur ; et ce qui irrite alors dans le bonheur des autres, c’est qu’on les juge stupides et aveugles. Il y a du prosélytisme dans le fou, et premièrement une volonté de n’être pas guéri. On s’instruit beaucoup si l’on pense que les coups heureux de la fortune ne peuvent guérir un fou. Ce n’est qu’un cas grossi, qui ressemble à nous tous. Une colère est terrible si l’on souffle sur le feu, ridicule si on la regarde aller. C’est ainsi que le bonheur dépend des petites choses, quoiqu’il dépende aussi des grandes. Et cela je l’aurais dit et expliqué si j’avais écrit un Traité du bonheur ; bien loin de là nous avons choisi (et vous d’abord) des Propos se rapportant au bonheur par quelque côté. Je suppose que cette manière de faire n’est pas sans risque ; car le lecteur ne considère pas ce que l’auteur a voulu. Quoi que dise la préface, il attend toujours un traité. Peut-être suis-je né pour écrire des traités ; sur le modèle du Système des Beaux-Arts. Ce bavardage a pour fin de vous dédier ce bel exemplaire d’un recueil qui traduit premièrement votre libre choix.
Alain
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La Généalogie de la morale

 Auteur: Friedrich Nietzsche
La Généalogie de la morale se compose d’une préface et de trois dissertations écrites dans un style jugé brillant et d’une grande force par les commentateurs.
Cette forme donne à la pensée de Nietzsche une présentation plus systématique et accessible que ses œuvres précédentes.
Pour ces raisons, elle est souvent considérée comme le chef-d’œuvre de Nietzsche et comme l’une des œuvres majeures de la pensée morale contemporaine.
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Aurore

 Auteur: Friedrich Nietzsche
« Avec ce livre commence ma campagne contre la morale Non que l’on y sente le moins du monde l’odeur de la poudre ; on lui trouvera de tout autres senteurs, bien plus agréables, pour peu que l’on ait quelque délicatesse de flair Pas de fracas d’artillerie, pas même de feu de tirailleurs : si l’effet de ce livre est négatif, ses procédés ne le sont en aucune façon, et de ces procédés l’effet se dégage comme un résultat logique, mais non avec la logique brutale d’un coup de canon

On sort de la lecture de ce livre avec une défiance ombrageuse à l’endroit de tout ce qu’on honorait et même adorait jusqu’à présent sous le nom de morale ; et pourtant on ne trouve dans tout le livre ni une négation, ni une attaque, ni une méchanceté ; bien au contraire, il s’étend au soleil, lisse et heureux, telle une bête marine qui prend un bain de soleil parmi les récifs Aussi bien étais-je moi-même cette bête marine : presque chaque phrase de ce livre a été pensée et comme capturée dans les mille recoins de ce chaos de rochers près de Gênes, où je vivais tout seul, en une familière intimité avec la mer… »
Friedrich Nietzsche.
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Qu’est-ce que la propriété ? suivi de La pornocratie

 Auteur: Pierre-Joseph Proudhon
Qu’est-ce que la propriété ? ou Recherche sur le principe du Droit et du Gouvernement, publié le 30 juin 1840, est le premier ouvrage majeur de l’anarchiste français Pierre-Joseph Proudhon. Il traite du concept de propriété et de sa relation avec l’État, les ouvriers et l’anarchisme. Ce livre contient la citation célèbre « La propriété, c’est le vol ! ».
Proudhon déclare : « J’en ferai sortir la preuve irréfragable que la propriété, quand elle serait juste et possible, aurait pour condition nécessaire l’égalité. ».
Il adopte le mot mutuellisme pour décrire sa vision d’une économie composée d’individus et de syndicats démocratiques qui échangeraient leurs produits sous la contrainte de l’égalité.
Bien que Karl Marx ait plus tard sévèrement critiqué Proudhon, il crédita néanmoins ce livre d’être le « manifeste du prolétariat français » et de l’avoir convaincu de la nécessité d’abolir la propriété privée.
Source: ficheWikipédia consultée le 15 juin 2017.
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L’homme de cour

 Auteur: Baltasar Gracian
« L’œuvre de Baltasar Gracián peut se diviser en deux parties : dans la première, qui va du Héros (1637) à l’Homme de cour (1646), il s’attache à construire la figure de « L’Homme universel », sorte de héros mondain doué des vertus nécessaires à la réussite dans la société (au premier rang desquelles la vertu de prudence), dans une perspective qui n’est pas sans rappeler, au moins en apparence, le Prince de Machiavel. ….. »
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Gustave Le Bon et son œuvre

Gustave Le Bon et son œuvre Auteur: Edmond Picard
« J’ai beaucoup lu les œuvres de Gustave Le Bon, j’ai peu fréquenté l’homme. Insuffisamment pour le pénétrer, assez pour lui attribuer une psychologie à ma manière.
Je connais trop, par l’expérience de la vie, la différence, souvent énorme, qu’il y a entre l’être qui écrit et l’homme réel, pour croire qu’en lisant les livres,où l’on s’épanche peu, voire les lettres, où souvent on s’épanche trop, il est possible de se faire une idée exacte de l’âme ou des actions de leur auteur. Il semble que la Nature affectionne ce dédoublement bizarre qui justifie la conception latine de l’Homo Multiplex : la vie publique s’opposant à la vie privée, l’homme visible à l’homme intime.
De notre temps, on désire néanmoins être renseigné sur l’un et l’autre. Mieux que ceci : on désire savoir l’influence de l’un sur l’autre, soit comme résistance, soit comme confirmation réciproques, dans une vision d’ensemble d’ordinaire aussi difficile à dégager qu’à décrire. Une préférence, maladive ou perverse, s’affiche même pour le confidentiel de l’existence de ces surhommes à qui on suppose, souvent à tort, des dessous sans accord avec l’humanité commune et par cela même alléchants.
Je me déclare impuissant à analyser cet enchevêtrement pour Gustave Le Bon et dès lors à mon récit les indiscrétions savoureuses manqueront, sinon à sa vie les aventures cachées. A peine eus-je de celles-ci quelques rumeurs. »
Préambule (extrait).
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Éloge de la folie

Spinoza et ses contemporainsAuteur: Erasme
« Un chef d’œuvre de la littérature européenne, illustré par un des plus grands maîtres du dessin, imprimé avec tout le luxe que l’on peut souhaiter : voilà bien, sans doute, de quoi charmer tous les adeptes du Livre, de quelque côté que se portent habituellement leurs préférences. Donc, artistes, littérateurs ou bibliophiles, tous y trouveront leur compte, nous en avons la ferme conviction.

Ce n’est pas en vain que nous venons de prononcer le mot de « chef-d’œuvre de la littérature européenne ». Écrit en latin, à une époque où le latin était la langue de tous les gens éclairés, l’Éloge de la Folie s’adressait à l’Europe entière, dont cet ouvrage fut longtemps la lecture favorite. Mais ce qui avait fait l’universalité de son succès fut précisément ce qui faillit le condamner à un oubli immérité.
Le latin, langue morte, un instant ressuscitée par les érudits du XVIe siècle, s’éteignit enfin pour toujours, et avec elle périrent la plupart des œuvres qui avaient imprudemment compté sur elle pour passer à la postérité. On put craindre alors que l’Eloge de la Folie ne partageât le sort commun; mais le chef-d’œuvre d’Érasme ne pouvait pas périr. Tandis que la plupart de ses écrits, ensevelis à tout jamais dans la poussière de l’oubli, sont à peine connus de nom par quelques érudits, l’Éloge de la Folie, bravant l’épreuve du temps, est presque devenu un livre populaire.
Traduit dans toutes les langues de l’Europe, il l’a été surtout en français. De toutes les traductions faites dans notre langue, la plus estimée a été jusqu’à présent celle de Barrett, publiée à Paris en 1789. Celle que nous donnons aujourd’hui est-elle préférable à ses devancières? Aux lecteurs de le décider. Nous dirons seulement qu’elle est due à M. Victor Develay, qui depuis longtemps se consacre à la traduction d’auteurs latins avec l’ardeur et la persévérance d’un véritable érudit. »
Note de la première édition

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Aphorismes du temps présent

Aphorismes du temps présentAuteur: Gustave Le Bon
« Ce livre a pour but de condenser en aphorismes quelques-unes des idées disséminées dans mes divers ouvrages.
Grâce à sa forme brève, l’aphorisme impressionne l’esprit et se retient facilement. Il constitue, our ces raisons, un des plus sûrs moyens de perpétuer les pensées.
La plupart de nos vérités, c’est-à-dire des idées que nous nous faisons des choses, se présentent à l’esprit sous une forme concise. L’expérience humaine fut toujours synthétisée en proverbes et sentences, qui sont les aphorismes des peuples. L’homme pense par aphorismes et se guide avec des aphorismes. L’aphorisme le dispense de longuement réfléchir avant d’agir.
Ces avantages ne sont pas sans inconvénients. L’aphorisme représente en effet la conclusion d’une démonstration que le lecteur doit chercher. »
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Le pragmatisme

Le pragmatismeAuteur: William James
« Comment parler du pragmatisme après William James ? Et que pourrions-nous en dire qui ne se trouve déjà dit, et bien mieux dit, dans le livre saisissant et charmant dont nous avons ici la traduction fidèle ? Nous nous garderions de prendre la parole, si la pensée de James n’était le plus souvent diminuée, ou altérée, ou faussée, par les interprétations qu’on en donne : bien des idées circulent, qui risquent de s’interposer entre le lecteur et le livre, et de répandre une obscurité artificielle sur une œuvre qui est la clarté même.
On comprendrait mal le pragmatisme de James si l’on ne commençait par modifier l’idée qu’on se fait couramment de la réalité en général.  »
Extrait de l’Introduction de H.Bergson.
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William James

William James

Auteur: Emile Boutroux

L’illustre philosophe américain enlevé le 26 août dernier à sa patrie et au monde, le professeur William James, était si remarquable comme homme, indépendamment de ses doctrines, qu’il serait du plus grand intérêt d’étudier pour elle-même sa vie intérieure, son âme, son caractère, son esprit, sa parole et son style, en un mot sa personnalité. Puisse le grand écrivain Henry James, son frère, qu’il aimait si tendrement, et à qui, jusqu’à sa dernière heure, il prodigua un dévouement admirable, tracer, avec son cœur, sa puissance d’analyse et son art, ce précieux portrait ! Il nous aiderait grandement à comprendre la doctrine du philosophe. Car si, chez certains hommes, la personne et l’œuvre sont très réellement séparables, en sorte que, pour bien entendre celle-ci, il convient, sinon de se passer, du moins de se défier des indications que celle-là nous fournit, il en est tout autrement de William James. Il professait qu’une philosophie a sa racine dans la vie, non dans la vie collective ou impersonnelle de l’humanité, abstraction d’école, selon lui, mais dans la vie concrète de l’individu, la seule qui existe véritablement. Et, comme la fleur séparée de sa tige ne tarde pas à se flétrir, James pensait que la philosophie, jusque dans ses plus hardies spéculations, devait conserver son attache avec l’âme du penseur, si elle ne voulait dégénérer en un vain assemblage de mots et de concepts, dépourvu de contenu réel.
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Spinoza et ses contemporains

Rodin
Auteur: Léon Brunschvicg
La première partie de cet ouvrage est la troisième édition du Spinoza, que nous avions publié en 1894 d’après un Mémoire auquel l’Académie des Sciences morales et politiques avait accordé le prix Bordin (Rapport de M. Charles Waddington, Séances et Travaux, sept.-oct. 1891, pp. 386-415).
La seconde partie est formée d’articles qui ont paru dans la Revue de Métaphysique et de Morale, de 1904 à 1906 ; ils devaient, dans notre pensée, accompagner la deuxième édition du Spinoza ; mais ils n’avaient pu être achevés en temps utile, ils prennent aujourd’hui la place à laquelle ils étaient destinés.

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La barrière et le niveau

RodinAuteur:Edmond Goblot Goblot définit la bourgeoisie avant tout en termes de caractéristiques culturelles. La bourgeoisie est une réalité sociale en raison de sa cohésion culturelle. Afin de maintenir une supériorité qui la distingue des classes inférieures, et en l’absence de barrières légales, la bourgeoisie s’efforce de multiplier et de renouveler les moyens culturels qui la défendent de toute interpénétration.

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La crise de la conscience européenne

La crise de la conscience européenneAuteur:Paul Hazard
« Quel contraste ! quel brusque passage ! La hiérarchie, la discipline, l’ordre que l’autorité se charge d’assurer, les dogmes qui règlent fermement la vie : voilà ce qu’aimaient les hommes du dix-septième siècle. Les contraintes, l’autorité, les dogmes, voilà ce que détestent les hommes du dix-huitième siècle, leurs successeurs immédiats. Les premiers sont chrétiens, et les autres anti-chrétiens ; les premiers croient au droit divin, et les autres au droit naturel ; les premiers vivent à l’aise dans une société qui se divise en classes inégales, les seconds ne rêvent qu’égalité. Certes, les fils chicanent volontiers les pères, s’imaginant qu’ils vont refaire un monde qui n’attendait qu’eux pour devenir meilleur : mais les remous qui agitent les générations successives ne suffisent pas à expliquer un changement si rapide et si décisif. La majorité des Français pensait comme Bossuet ; tout d’un coup, les Français pensent comme Voltaire : c’est une révolution.
Pour savoir comment elle s’est opérée, nous nous sommes engagés dans des terres mal connues. On étudiait beaucoup le dix-septième siècle, autrefois ; on étudie beaucoup le dix-huitième siècle, aujourd’hui. A leurs confins s’étend une zone incertaine, malaisée, où l’on peut espérer encore découvertes et aventures. Nous l’avons parcourue, choisissant pour la borner deux dates non rigoureuses : d’une part, les environs de 1680, et d’autre part, 1715. » Paul Hazard
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La pensée européenne au XVIIIe siècle

La pensée européenne au XVIIIe siècle: De Montesquieu à LessingAuteur:Paul Hazard « Il n’est guère de chapitre de cet ouvrage qui ne soulève des problèmes de conscience ; il n’en est guère qui n’enregistre des vibrations qui se sont prolongées jusqu’à nous. Non pas que tout commence en 1715 ; nous avons nous‑mêmes dans une précédente étude, daté des environs de 1680 les débuts de la crise de la conscience européenne ; d’autres ont montré, depuis, par quelles routes la pensée de la Renaissance rejoignait celle du dix‑huitième siècle. Mais à partir de 1715 s’est produit un phénomène de diffusion, sans égal. Ce qui végétait dans l’ombre s’est développé au grand jour ; ce qui était la spéculation de quelques rares esprits a gagné la foule ; ce qui était timide est devenu provoquant. Héritiers surchargés, l’Antiquité, le Moyen Age, la Renaissance, pèsent sur nous ; mais c’est bien du dix‑huitième siècle que nous sommes les descendants directs.
Mais le soin d’établir des rapports et de tirer des conclusions, nous le laissons à d’autres. Nous n’avons pas voulu jouer le rôle de prophète du passé ; encore moins de doctrinaire ; encore moins de partisan. Les faits, non pas tels qu’ils auraient dû être, tels qu’ils auraient pu être, mais tels qu’ils ont été : voilà seulement ce que nous avons cherché à saisir. Nous n’avons pas eu de loi plus impérieuse que de les rendre dans leur vérité objective ; nous n’avons pas eu de souci plus cher que d’être fidèle à l’histoire. »
Paul Hazard.
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Discours de la méthode

Titre
Auteur:René Descartes
Si ce discours semble trop long pour être lu en une fois, on le pourra distinguer en six parties. Et, en la première, on trouvera diverses considérations touchant les sciences. En la seconde, les principales règles de la méthode que l’auteur a cherchée. En la troisième, quelques unes de celles de la morale qu’il a tirée de cette méthode. En la quatrième, les raisons par lesquelles il prouve l’existence de Dieu et de l’âme humaine, qui sont les fondements de sa métaphysique. En la cinquième, l’ordre des questions de physique qu’il a cherchées, et particulièrement l’explication des mouvements du coeur et de quelques autres difficultés qui appartiennent à la médecine; puis aussi la différence qui est entre notre âme et celle des bêtes. Et en la dernière, quelles choses il croit être requises pour aller plus avant en la recherche de la nature qu’il n’a été, et quelles raisons l’ont fait écrire.

Extrait du Discours de la méthode.
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Intuitions pré-chrétiennes

Intuitions pré-chrétiennes
Auteur:Simone Weil
Les textes qui composent ce livre ont été écrits par Simone Weil du mois de novembre 1941 au 26 mai 1942.
Elle en avait fait le thème de causeries, au cours de réunions intimes .
Simone Weil étudiait alors la philosophie grecque ; elle avait formé le dessein de réunir les plus beaux écrits non chrétiens sur l’amour de Dieu.
Avant de partir pour l’Amérique, elle légua ses textes au P. Perrin.
Ils étaient joints à la lettre V de Attente de Dieu.
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Descartes et Pascal lecteurs de Montaigne

Titre
Auteur:Léon Brunschvicg

Chaque fois qu’il nous est arrivé de reprendre contact avec les Essais de Montaigne, nous inclinions à nous expliquer la profonde amertume de leur accent, dissimulée sous une affectation de nonchalance, par les malheurs d’une époque qui était dans notre souvenir la plus sinistre de l’histoire du pays. ….
La fortune a donné à Montaigne les lecteurs les plus assidus et les plus fervents qu’auteur ait pu souhaiter : René Descartes et Blaise Pascal.
Tous deux l’ont incorporé à leur propre substance, impatients pourtant de lui répondre, et par là de mettre à l’abri de ses critiques inexorables les principes de leurs convictions. L’étude parallèle de leurs réponses, radicalement divergentes et en même temps étroitement solidaires l’une de l’autre, nous a semblé offrir une chance sérieuse de préciser les termes du problème auquel la pensée française s’est attachée à l’issue du Moyen Âge et d’en définir les caractères essentiels.

L.Brunschvicg

La pesanteur et la grâce: suivi de L’enracinement

La pesanteur et la grâce: suivi de L'enracinement width=Auteur:Simone Weil
Ceux qui aiment la fulgurance des citations qui contiennent tout un monde, ceux dont une seule phrase ou un court passage, retenu pour sa beauté ou sa clairvoyance, peut occuper l’esprit longtemps, bref tous ceux qui pratiquent plus volontiers la méditation que la spéculation, vont à coup sûr adorer La Pesanteur et la Grâce. Recueil des pensées les plus intimes d’un philosophe au parcours singulier qui renonça à sa condition bourgeoise pour travailler à l’usine et qui, d’origine juive, finit par se rapprocher du christianisme, cet ouvrage constitue une véritable initiation à l’oeuvre de Simone Weil. Sous une trentaine de rubriques se retrouvent les thèmes principaux de sa réflexion : effacement, acceptation du vide, mystique du travail… Mue par le constant désir d’abolir en elle le moi, Simone Weil paraît reformuler sans cesse tout au long de ces pages une seule et cruciale question, celle du salut : comment peut-on échapper à ce qui en nous ressemble à de la pesanteur ? — Paul Klein
Prix : 2,32 euros  Acheter sur Amazon

Ethique

Ethique width=Auteur:Baruch Spinoza
Ethique de Spinoza ( complète en 5 parties) et Traité de la réforme de l’entendement, suivi de Vie de Spinoza par Colerus. Table des matières détaillée. Traduction d’Emile Saisset.
Prix : 1,94 euros  Acheter sur Amazon

La Nature

La Nature width=Auteur:Ralph Waldo Emerson
Nature est le premier livre d’Emerson ou il pose les fondements du transcendentalisme. L’éditeur l’a publié en 1836 sans nom d’auteur. L’édition française comprend, ici, d’autres textes.
« Notre époque aime à revenir sur le passé. Nous élevons des monuments à nos ancêtres. Nous écrivons des biographies, des histoires, de la critique. Les générations passées ont vu Dieu et la Nature en face; nous les regardons, nous, par les yeux de ces générations. Pourquoi ne nous donnerions-nous pas la satisfaction de nous mettre en relation directe avec l’univers ? Pourquoi n’aurions-nous pas une philosophie et une poésie à nous, au lieu d’une philosophie et d’une poésie de tradition ; une religion à nous révélée et non pas une religion transmise par l’histoire ? Incarnés pour un moment dans la nature dont les flots de vie coulent autour de nous et dans nous, conviés par toutes les facultés qu’elle nous octroie à agir de concert avec elle, pourquoi nous grouper autour des ossements calcinés du passé et affubler la génération vivante d’un déguisement décroché à une garde robe fripée ?  »
Extrait de l’introduction.
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La confiance en soi

La confiance en soi width=Auteur:Ralph Waldo Emerson
Regroupe deux essais les plus populaires d’Emerson en un seul volume :
-La confiance en soi
-Les représentants de l’humanité.
La traduction est celle d’Emile Montégut (pour l’édition de 1851).
Ce livre numérique contient aussi les textes originaux :
-Uses of Great Men, Ralph Waldo Emerson.
-Self-reliance, Ralph Waldo Emerson.

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Walden ou la vie dans les bois

Walden ou la vie dans les bois width=Auteur:Henry David Thoreau
En 1845, Thoreau se construit une cabane près de l’étang de Walden à quelques kilomètres de Concord. Ecologiste avant l’heure, il décide d’y vivre en autarcie. Ce qu’il fera pendant plus de deux ans, et qui inspira son chef d’oeuvre Walden. La Désobéissance civile, ou quand il ne faut plus obéir à la loi, influencera Tolstoï, Martin Luther ing et Gandhi.
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Les lois de la vie

Les lois de la vie width=Auteur:Ralph Waldo Emerson
La conduite de la vie est un recueil d’essais de Ralph Waldo Emerson publié en 1860 et révisé en 1876. Il est composé de neuf essais. Ces neuf essais sont largement basés sur des conférences Emerson a tenu dans tout le pays , y compris pour un public jeune et mercantile dans les lycées des boomtowns du Midwest des années 1850.
Ce fut l’une des publications les plus réussies d’Emerson et a été identifié comme une source d’influence pour un certain nombre d’auteurs , dont Friedrich Nietzsche.

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